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Près de soixante dix personnes se sont retrouvées au foyer de Maquens, à Carcassonne, le 21 novembre pour demander la libération de Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens détenus dans les geôles israéliennes

L’année 2014 avait été décrétée par l’ONU celle de la solidarité avec la Palestine. Ce fut au contraire un calvaire, a déploré d’emblée Jacquie Yvroux au nom du collectif « pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens »,

Elle a ensuite présenté, les deux conférenciers venus animer la soirée: Nathalie L’Hopitault, du «collectif Paix Palestine Israël » et Georges Gumpel, de « l’Union Juive Française pour la Paix » Celui-ci a rappelé que son organisation était une association juive antisioniste, solidaire du peuple palestinien.

Elle se démarque des institutions juives et du Crif qui ne représentent pas la diversité des Juifs français et sont le plus souvent le relais de la propagande des autorités israéliennes dans notre pays.

Voici résumées quelques idées forces qui se sont dégagées des échanges durant la soirée.

Depuis 1967, plus de 750 000 Palestiniens ont été emprisonnés par les autorités israéliennes. Dans le territoire palestinien occupé, presque toutes les familles palestiniennes ont des proches qui ont subi des peines d’emprisonnement, souvent à plusieurs reprises.

La plupart des gouvernements israéliens qui se sont succédés ont conçu l’enfermement comme un pilier de leur politique répressive. Elle vise à empêcher les palestiniens de lutter pour leurs droits et leur autodétermination. Le système carcéral israélien est un instrument essentiel du contrôle du territoire occupé et de sa population.

Cette stratégie de déstructuration de la société palestinienne n’épargne personne, pas même les enfants jetés en prison pour de simples jets de pierre. Les chiffres de prisonniers varient de 7000 à 10 000 selon les périodes.

S’y ajoute les populations limitées dans leurs déplacements à cause des implantations de colonies de peuplement ou encore enfermées dans une prison à ciel ouvert comme à Gaza. Marwan Barghouti, condamné à perpétuité et placé à l’isolement depuis un mois , est l’homme à abattre pour les dirigeants israéliens. En effet il est le plus apte a fédérer la société palestinienne et à lui redonner espoir dans un avenir de liberté, de paix et de démocratie.

La poursuite de la colonisation, le blocus de Gaza, les provocations de Nétanyahou, des colons et des extrémistes religieux, poussent aux affrontements quotidiens. Ils servent ensuite de justificatifs pour de nouvelles punitions collectives contre les palestiniens.

Plusieurs intervenants qui se sont rendus en Palestine ont décrit les multiples violations des droits humains subies par la population dans les territoires occupés. Nous sommes bien en présence d’une politique coloniale et d’apartheid comme la France et d’autres pays l’ont pratiquée durant des décennies.

Le gouvernement israélien et les forces d’extrême droite qui le composent veulent maintenir ce système qui nie l’existence du peuple palestinien. Ils trouvent tous les prétextes pour torpiller le moindre accord en faveur de la paix.

Le soutien direct ou tacite des grandes puissances notamment des États-unis et de l’Europe - dont la France - l’assure de l’impunité. C’est donc aux citoyens de s’en mêler car il n’y aura pas d’avancée sans pressions et sanctions contre le gouvernement israélien.

C’est le sens de la campagne BDS, (boycott, désinvestissement, sanctions) lancée depuis plusieurs années par de nombreuses ONG. Si le boycott, selon certains, relève d’abord de l’action individuelle, le volet sanction doit être collectif et institutionnel. Par exemple, les accords militaires et les transferts d’armes avec Israël devraient être suspendus ainsi que l’accord d’association entre l’UE et Israël, et ce en raison des violations des droits humains commises en permanence par Tel Aviv.

Heureusement la campagne pour la reconnaissance de la Palestine contribue à une évolution à l’égard du conflit israélo-palestinien. Après la Suède, plusieurs parlements nationaux, dont la France, se sont, ou vont, se prononcer dans ce sens , rejoignant ainsi les 134 pays qui l’ont déjà fait.

Ce sont des encouragements à poursuivre les campagnes de solidarité avec la Palestine et à faire pression sur nos élus et les autorités françaises pour qu’ils exigent du gouvernement israélien le respect du droit international et les résolutions de l’ONU

Les échanges se sont poursuivis tard dans la soirée autour d’un couscous fraternel

Jacques Obriet

soirée solidarité avec les prisonniers palestiens
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