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Jaurès et les pacifistes de 1914
Jaurès et les pacifistes de 1914

A  l’invitation du service culturel de la ville de Limoux et la direction du Musée Petiet, le comité de paix audois a présenté le mardi 9 octobre, dans les salons du musée, une exposition intitulée: « Jaurès et les pacifistes de 1914 » accompagnée d’une conférence animée par Jacques Obriet, et suivie par une quarantaine de  personnes.

 

L’orateur a  d’abord rappelé  la situation géopolitique en Europe avant 1914,  marquée par deux grandes alliances rivales.

Malgré une économie robuste et le développement des échanges commerciaux, l’Europe était minée par la montée des nationalismes et les sentiments de revanche.

Les querelles portaient également sur les ambitions dans la conquête coloniale et les guerres balkaniques qui précipitèrent le déclenchement de la guerre avec l’assassinat de l’archiduc de l’empire austro-hongrois et son épouse, à Sarajevo. Par le jeu des alliances les pays européens se déclarèrent mutuellement la guerre début août 1914 malgré l’action des pacifistes  et notamment Jean Jaurès, assassiné la veille de la déclaration de guerre.

Déjà au cours du 19ème siècle des sentiments pacifistes s’étaient manifestés à l’initiative de fondations et d’associations qui militaient pour la paix par le droit.

Les dangers de guerre  apparus à travers les crises marocaines et balkaniques relancèrent l’action des pacifistes européens:

parmi les intellectuels, les associations,  et  notamment au niveau de l’international socialiste et chez les syndicalistes. Mais le déclenchement de la guerre et l’assassinat de Jaurès créèrent le désarroi. Seule une minorité s’opposa à la guerre jusqu’au bout.

Il reste que Jean Jaurès restera la figure marquante de cette période. Très tôt il avait dénoncé les risques de guerre qu’il percevait à travers les violences coloniales et la concurrence des  classes dirigeantes pour le pouvoir et la fortune.

Il ne cessa de mobiliser les forces vives de chaque pays européen pour arrêter l’engrenage infernal en multipliant articles, meetings, rassemblements.

Sa conviction se fondait sur l’arbitrage politique et diplomatique et le rôle du prolétariat  dont il voulait en faire une force pour la paix.

Son œuvre et son action contre la guerre fut saluée par la nation, hélas trop tard, au lendemain du conflit

Il a laissé un héritage qui fait de lui un éclaireur précieux pour nous aider à agir  aujourd'hui dans ce monde tourmenté

 

 

 

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